appellation


appellation

appellation [ apelasjɔ̃; apɛllasjɔ̃ ] n. f.
• 1172; lat. appellatio, de appellare « appeler »
Action, façon d'appeler une chose. dénomination, désignation. Appellation d'une chose nouvelle. « l'absence de dictionnaire qui le force aux périphrases pour toutes les appellations » (Goncourt).
Nom qu'on donne à une chose. mot, nom, vocable. Appellation courante, usuelle d'un objet.
Appellation d'origine : désignation d'un produit par le nom du lieu où il a été récolté ou fabriqué. Vin d'appellation d'origine contrôlée (A. O. C.).

appellation nom féminin (latin appellatio) Nom, qualificatif que l'on donne à quelque chose, à quelqu'un : Appellation injurieuse.appellation (difficultés) nom féminin (latin appellatio) Orthographe Avec deux p et deux l. ● appellation (expressions) nom féminin (latin appellatio) Appellation et indication d'origine, dénomination garantissant l'origine d'un produit, en particulier des vins. ● appellation (synonymes) nom féminin (latin appellatio) Nom, qualificatif que l'on donne à quelque chose, à quelqu'un
Synonymes :
- dénomination
- désignation
- mot
- nom

appellation
n. f. Action, façon d'appeler une chose. Appellation injurieuse.
|| COMM Appellation d'origine: nom donné à un produit en fonction de sa provenance.

⇒APPELLATION, subst. fém.
A.— 1. Rare, vieilli. Action d'appeler quelqu'un à haute voix (par son nom, son surnom) (cf. appeler I A). Synon. usuel appel :
1. ... avec un accent guttural, il siffla un nom bizarre que n'avaient jamais entendu les buveurs du Radis couronné, mais qui a déjà figuré plus d'une fois dans ces pages : « Chiquita! Chiquita! » À la seconde appellation, une fillette maigre et hâve, (...), s'avança vers Agostin, ...
T. GAUTIER, Le Capitaine Fracasse, 1863, p. 320.
2. MUS. Synon. attraction :
2. Ce qui caractérise notre musique moderne, c'est qu'elle est attractive, c'est que les notes exercent les unes sur les autres une appellation inconnue des Grecs, ...
MATHIS LUSSY, Le Rythme musical, 1911, p. 37.
3. DR., vieilli. Appel d'un jugement (cf. appeler D et appel D) :
3. Cette chambre [du Conseil] pouvait voir et connaître de toutes plaintes et clameurs, recevoir toutes requêtes et y pourvoir, connaître de tous cas criminels et civils ordinairement et extraordinairement, ainsi que des appellations des parlemens de Beaune, de Dôle et de Saint-Laurent près Mâcon; les évoquer devant elle, et instruire les procès et appellations jusqu'à sentence définitive exclusivement; élire quatre de ses membres ou autres pour aller, en qualité d'auditeurs, tenir les jours dans le ressort du parlement de Beaune : enfin, pourvoir à tous attentats, abus de justice et autres cas de réformation.
BARANTE, Hist. des ducs de Bourgogne, t. 4, 1821-1824, p. 374.
B.— 1. Rare. Action de désigner quelqu'un ou quelque chose en lui donnant un nom (cf. appeler II A) :
4. Cette place s'appelle la « petite place ». On croirait en en envisageant les proportions gigantesques, (...) à une de ces plaisanteries dont nos ancêtres étaient coutumiers dans l'appellation des voies publiques de leurs villes, ...
VERLAINE, Souvenirs et fantaisies, 1896, p. 233.
P. ext. Action de désigner quelqu'un ou quelque chose par son nom.
PSYCHOL. Tests d'appellation. ,,Tests dans lesquels on doit nommer les objets, ou les couleurs, etc., qui sont présents, simultanément, ou en général successivement, à un certain rythme (angl. naming).`` (PIÉRON 1963).
Vx. Appellation des lettres de l'alphabet. Synon. mod. épellation.
SYNT. Appellation célèbre, curieuse, usuelle; justifier une appellation.
2. P. méton. Le nom (titre, qualificatif) ayant fait l'objet d'une appellation :
5. Ce sobriquet [La Carconte] venait de ce que Madeleine Radelle était née dans le village de Carconte, situé entre Salon et Lambesc. Or, suivant une habitude du pays, qui veut que l'on désigne presque toujours les gens par un surnom au lieu de les désigner par un nom, son mari avait substitué cette appellation à celle de Madeleine, trop douce et trop euphonique peut-être pour son rude langage.
A. DUMAS Père, Le Comte de Monte-Cristo, t. 1, 1846, p. 307.
Spéc., DR.
Appellation d'origine. ,,L'appellation d'origine est l'indication d'un lieu géographique d'où un produit est originaire et qui, en raison de sa notoriété, fait présumer un certain nombre de caractéristiques faisant la valeur de ce produit.`` (Nouv. rép. de dr., Paris, Dalloz, t. 1, 1962, § 1) :
6. En 1936 le tribunal de Bourg trancha la question en fixant les caractéristiques donnant droit à l'appellation de Bresse.
La Volaille de Bresse, Le Figaro, 19-20 janv. 1952, p. 2, col. 364.
Appellation (d'origine) contrôlée. ,,Les appellations contrôlées ne concernent que les vins (y compris les vins doux naturels, les vins de liqueur et les vins mousseux) et les eaux de vie. Peuvent être soumises au contrôle toutes les appellations d'origine régionales, sous-régionales et communales ayant fait l'objet d'une délimitation judiciaire passée en force de chose jugée ou toutes celles qui, par leur qualité ou par leur notoriété, sont considérées comme méritant d'y être soumises.`` (RÉAU-ROND. 1951) :
7. ... deux hommes d'âge mûr, trapus et rougeauds, en train de boire leur deuxième bouteille « d'appellation contrôlée », parlant à voix basse avec beaucoup d'animation; ...
VAILLAND, Drôle de jeu, 1945, p. 35.
PRONONC. :[]. Pt ROB. écrit : ape(). Gémination également ds Harrap's 1963 et WARN. 1968 (cf. également FOUCHÉ Prononc. 1959, p. 306) et, facultativement, ds BARBEAU-RODHE 1930. Gémination du [l] ds tous les dict. ant. à PASSY 1914 dep. FÉR. Crit. t. 1 1787.
ÉTYMOL. ET HIST. — 1. 1172-74 jurispr. « appel en justice » (G. DE PONT-STE-MAXENCE, St Thomas, B.N. 13 513 f° 55 r° ds GDF. Compl. : Obedience offristes ainz et subjectiun En refui de ço, fetes puis apellatiun); au XVIIIe s. tend à être supplanté par appel (Ac. 1718 : [...] Il ne se dit guere que dans les Formules des Arrêts et des sentences. La Cour a mis l'appellation au néant); 2. fin XIIe-début XIIIe s. « dénomination » (Moralités sur Job, éd. W. Foerster, 348, 40 ds T.-L. : Et bien est ensengie la turbe des pensés par l'appellation de pluisor maihnie); 3. 1762 (Ac. : On dit, Appellation des lettres, pour dire, L'action d'épeler).
Empr. au lat. 1 (SUÉTONE, Nero, 17 ds TLL s.v., 271, 27); 2 (CICÉRON, Dom., 129, ibid., 49); 3 (ID., Brut., 259, ibid., 47; cf. QUINTILIEN, Inst., 11, 3, 35, ibid., 47).
STAT. — Fréq. abs. littér. :159.
BBG. — Ac. Gastr. 1962. — CAP. 1936. — DUPIN-LAB. 1846. — FÉN. 1970. — Lar. comm. 1930. — LEMEUNIER 1969. — MONT. 1967. — NOTER-LÉC. 1912. — PIÉRON 1963. — RÉAU-ROND. 1951. — RÉAU ROND. Suppl. 1962. — SPR. 1967.

appellation [apelɑsjɔ̃; apɛllɑsjɔ̃] n. f.
ÉTYM. 1172; du lat. appellatio, de appellare. → Appeler.
———
I Vx. Dr. Appel d'un jugement. || La cour a mis l'appellation à néant. Appel.
———
II
1 (1190). Façon d'appeler une chose. || L'appellation de qqch., de qqn par qqn (rare). Dénomination, désignation.
1 (…) ils se regardaient face à face, avec des rires de volupté et des appellations de tendresse.
Flaubert, Mme Bovary, III, V.
Cour. Nom donné (à qqch., à qqn). Mot, nom, qualificatif, titre. || Une appellation injurieuse. || L'appellation courante, usuelle de quelque chose.
2 (…) il (Flaubert) se plaint de l'absence de dictionnaire qui le force aux périphrases pour toutes les appellations (…)
Ed. et J. de Goncourt, Journal, p. 227.
Appellation d'origine : désignation d'un produit par le nom du lieu où il a été récolté ou fabriqué. || Volaille ayant droit à l'appellation de Bresse.(Se dit spécialt des vins). || Appellation d'origine simple (A. O. S.), supprimée en 1973, dans la législation française. || Appellation d'origine contrôlée (A. O. C.) ou appellation contrôlée.
3 Toute personne qui prétendra qu'une appellation d'origine est appliquée à son préjudice (…)
Loi du 6 mai 1919, relative à la protection des appellations d'origine, art. 1.
2 (1762). Vx. || Appellation des lettres de l'alphabet : appel à haute voix de ces lettres. Épellation.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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